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UNION des HABITANTS de BRIE et ANGONNES
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    26 janvier 2015adminActualités

    Jeudi 15 janvier 2015 à 20 heures 30, salle du Mail, notre association conjointement avec la municipalité a organisé une conférence sur le plan rouge et l’organisation des secours en cas de catastrophe pour informer la population des risques et des mesures prévues pour assurer leur sécurité. A postériori, le titre le plus adapté est « les plans de secours et l’organisation des secours » Le capitaine Pascal Marini, chef de corps des sapeurs pompiers de Vizille et le lieutenant Nathalie Vieira chef du centre de secours de Brié, étaient les experts de cette soirée, avec Bernard Charvet maire de Brié, qui en cas de catastrophe, conformément aux textes législatifs et réglementaires serait le directeur des secours. Dans un premier temps, le capitaine Marini, nous a expliqué de façon précise, l’organisation française de la sécurité civile, centralisée, puisque dépendant directement du ministre de l’intérieur et pour les cas les plus graves du président de la république. A l’échelon local, le préfet, puis le maire représentent le pouvoir de l’Etat. Après avoir cité quelques cas de catastrophes et l’organisation de la chaîne de secours depuis l’alerte jusqu’au retour d’informations au niveau local après un passage au niveau ministériel, il est venu à parler du plan municipal de secours ou plan communal de sauvegarde. Le maire a fait un état des lieux du travail de réflexion et d’études effectué par les élus. Il s’agissait de faire un inventaire des risques possibles et des risques hypothétiques beaucoup moins probables et de travailler à élaborer un document nommé le DICRIM, Document d’Information Communal sur les Risques majeurs. Il ressort de ces travaux et de l’avis des sapeurs pompiers bras actif de la sécurité civile, que sur Brié les risques technologiques liés aux usines chimiques de Jarrie et Pont de Claix sont vraiment très peu probables, compte tenu de la direction des vents dominants qui disperseraient les gaz toxiques, le risque nucléaire n’existe plus puisque les sources radioactives ont été retirées du CENG et des installations qui les utilisaient. Le risque de rupture de barrage, ne concerne pas Brié, mais pourrait concerner des Briataux se trouvant à Grenoble, Pont de Claix, Vizille, Echirolles etc…Dans ce cas, la hauteur de la vague et la vitesse de sa propagation rendent une évacuation massive des populations impossible et le bilan humain serait considérable. De même, en cas d’accident d’un camion chargé de produits chimiques traversant Brié, le nombre de victime pourrait être important. Mais si l’on regarde de façon sérieuse, les calculs de probabilité et les faits réels, ce risque reste hypothétique. Le maire parle de deux risques sur Brié et Angonnes, le risque routier et les risques de glissements de terrain, mais pour ce second risque, la mairie connait de façon précise les lieux où ces risques existent. Des lieux de confinement et d’hébergement sont prévus sur la commune en cas de catastrophe. Le capitaine Marini a expliqué qu’il existe plusieurs plans que l’on appelait avant ORSEC et qui sont adaptés à des catastrophes particulières (accident ferroviaire, chute d’aéronef, neige, inondations, glissement de terrain, risque sismique etc…) Un point n’est pas pris en compte actuellement, pour lequel la sécurité civile ne serait pas en mesure d’agir, il s’agit des catastrophes en chaine, la première provoquant la seconde et ainsi de suite. Plusieurs communes ont constitué des équipe de soutien aux sapeurs pompiers comme le prévoient les textes législatifs et réglementaires, il s’agit d’équipes « de réserves de sécurité civile », qui proposent leurs compétences particulières ( bûcherons pour couper des arbres tombés sur des maisons ou des chaussées, informaticiens pour aider à gérer la gestion des victimes etc…) c’est un sujet sur lequel la municipalité a travaillé, et va organiser des exercices pratiques, pour évaluer l’efficacité des moyens prévus. Ce type d’exercice va nécessiter l’aide des sapeurs pompiers eux-mêmes habitués à de tels exercices de simulation. Le capitaine Marini a enfin décrit la nécessaire collaboration de divers acteurs en cas de catastrophe en complément des sapeurs pompiers : le SAMU, les associations de secourisme, la DDE, les services du conseil général, la police, la gendarmerie, les radios du groupe radio France (France bleu Isère et France inter) etc…Une organisation qui pour être efficace et bien coordonnée nécessite une centralisation autour de l’Etat ou de représentants de l’Etat à l’échelon local. Il reste un élément difficile à traiter, l’information et les consignes données à la population. Les systèmes de sirène préalablement utilisées ont aujourd’hui disparu. Nous pouvons conclure en constatant que des plans et des mesures élaborées au plan national, régional, départemental et municipal ont été élaborés pour garantir le plus possible notre sécurité.